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| Écrit par regsr dfgsfg | |||
| Jeudi, 31 Janvier 2008 13:24 | |||
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Mairie du 16e - Accueil > actualités > Actualité culturelle De Saint-Pétersbourg à Paris
En 2003, nous célébrons le tricentenaire de la création de Saint-Petersbourg, la ville dont on dit qu’elle est « le rêve d’un russe à Paris ». De forts liens historiques et culturels unissent la Russie à la France, à Paris et aussi au XVIe arrondissement. Une exposition de photographies (fonds André Korliakov), documents, objets, uniformes... réunis à la Mairie du XVIe évoquera les raisons de ce rapprochement avec le XVIe à l’époque de l’émigration russe après la révolution de 1920. De nombreuses familles, de célèbres artistes russes, Rachmaninov, Serge Lifar, Chaliapine... s’y installèrent alors. Parallèlement à cette exposition, l’association des anciens officiers de l’armée impériale russe et leurs descendants organise le 17 septembre, un concert (réservations au 04 47 23 51 44) et le 14 septembre un « Salon du livre russe » au conservatoire russe Serge Rachmaninov (26 avenue de New York).
Visites commentées les mardi, mercredi et jeudi après-midi
Du 10 au 20 septembre de 11 h à 17 h 19 h 30 le jeudi de 10 h 30 à 12 h 30 le samedi
Entrée libre Par Mairie du 16e arrondissement Culture & Spectacles EXPOSITION Organisée par l'association des anciens officiers de la marine impériale, à la mairie du XVIe arrondissement Lumières russes sur Paris
Tout le monde ou presque a oublié l'étonnant et tragique destin de ces quelque cent-cinquante mille Russes blancs, qui débarquèrent un beau jour en France, pour fuir l'effroyable roue broyeuse de la Révolution bolchevique. Ces princes, ces aristocrates, ces écrivains, ces poètes, ces danseurs et ces officiers de l'armée du tsar qui constituaient la fine fleur de l'élite de la Russie, se sentaient investis d'une mission. Ils étaient persuadés que le régime des Rouges ne durerait pas et qu'il leur faudrait réorganiser la Russie à leur retour. Forcés, pour survivre, de se transformer en serveurs ou en chauffeurs de taxis parisiens, ils n'en continuaient pas moins d'étudier, de réfléchir, de créer, pour maintenir vivantes toutes leurs traditions. Des centaines de clubs, de journaux, de cercles littéraires et politiques féconds, naquirent dans l'exil.
C'est ce monde enfoui que la petite exposition organisée par l'Association des anciens officiers de la marine impériale russe s'efforce de faire resurgir dans la salle des Commissions de la Mairie du XVIe arrondissement jusqu'au 20 septembre. A travers une cinquantaine de magnifiques photos, enrichies de quelques objets, uniformes et décorations militaires, on y découvre la vie brillante, dynamique, incongrue aussi, du Paris russe des années 20 à 50. Les tournois d'échecs du champion du monde Alekhine, jamais battu. Les réunions littéraires présidées par le célèbre écrivain Serge Bounine. Les rencontres de l'Union des avocats russes à l'étranger, promettant de maintenir vivants l'esprit et la déontologie de leur profession. «Cette exposition est une manière pour nous de réaffirmer les liens étroits qui unissent la Russie et la France, mais aussi Paris et Saint- Pétersbourg à l'occasion du Tricentenaire de la ville de Pierre», notait mardi dernier lors du vernissage le maire du XVIe, Pierre Taittinger, évoquant les personnages extraordinaires de son enfance croisés dans le quartier d'Auteuil, comme «cet ancien officier aux extraordinaires moustaches qui s'était reconverti chauffeur de taxi». «Quel dommage qu'ils ne soient plus là pour voir flotter les anciennes couleurs de la Russie sur l'ambassade russe», ajoutait-il plein de nostalgie. C'est à la passion du Russe Andreï Korliakov que l'on doit toutes les photos de l'exposition. Débarqué à Paris il y a dix ans pour y faire un doctorat, ce Russe de Russie a découvert par hasard l'immense trésor insoupçonné qui dormait dans les archives des familles de l'émigration blanche. Fasciné, Andreï a entrepris de les amasser, en faisant de superbes copies de tous les clichés originaux jaunis par les années qui lui passaient entre les mains. Toute cette matière a déjà fait l'objet de magnifiques livres sur l'émigration russe publiés chez Stock (*). Le troisième volume doit sortir fin décembre. «Ce qui me frappe, c'est l'extraordinaire dynamisme de la vie de cette émigration, les événements, rencontres, publications, se succédaient sans discontinuer», explique-t-il. L'Association des anciens officiers de la marine impériale russe, qui ne compte plus que des descendants de ces officiers, est l'une des dernières structures à avoir survécu. Avec très peu de moyens, elle continue néanmoins de survivre, explique le président de l'Association, fils d'une prestigieuse lignée d'officiers de la marine russe remontant à 1799. C'est à son initiative que se tiendra le dimanche 14 septembre pour la quatrième année consécutive un Salon du livre russe au Conservatoire Rakhmaninov. Mais pour maintenir vivant le souvenir de ce pan d'histoire commun à la Russie et à la France, sans doute faudrait-il que la France officielle s'implique aussi. En Russie, un Fonds de l'émigration russe créé avec l'aide d'Alexandre Soljenitsyne et du Français Nikita Struve ne cesse de gagner en ampleur. Traduisant le désir de nombreuses familles d'émigrés russes, le prince Constantin Mourousi estime pour sa part qu'un véritable Musée russe devrait ouvrir à Paris. Mairie du XVIe arrondissement de Paris, salle des Commissions : du lundi au vendredi de 11 heures à 17 heures, sauf jeudi de 11 heures à 19 h 30 ; samedi de 10 h 30 à 12 h 30. Jusqu'au 20 septembre. Entrée libre.
Le planning pour l'inauguration de la rue Nina Berberova à BOULOGNE-BILLANCOURT:
17 septembre 2005
PORTRAITS DE PERSONNALITÉS DE L'ÉMIGRATION RUSSE PAR DES PEINTRES RUSSES EN 1997 A YMCA-PRESSE
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